The Society of Affective Archives

Fondée en 2010, La Société des archives affectives est une entité vouée à la collaboration artistique, la production d’archives affectives et la conservation de savoirs périphériques. Enracinée dans la recherche-création en arts visuels, la Société est un projet d’exploration romantique et conceptuelle des glissements entre les faits et la fiction, le documentaire et le rêve, le naturel et le surnaturel. Les processus développés par la Société fonctionnent tels des outils pour la production d’archives affectives, c’est-à-dire des archives qui se déploient au-delà des faits pour entrer dans les dimensions de l’imaginaire et de l’invisible. La Société est animée par la création, le collectionnement et le sauvetage de ce qui est sous le joug de la disparition ou à la périphérie des consciences. Les projets réalisés à ce jour par La Société des archives affectives incluent la production d’un livre d’artiste, la présentation d’installations vidéo, la réalisation d’actes performatifs publics et privés, ainsi que l’assemblage d’une collection permanente d’artéfacts et d’œuvres artistiques.

http://affectivearchives.org/

L’étreinte des temps, 2019

Projet d’art public pour le parc Tiohtià:ke Otsirà’kehne du sommet d’Outremont, Montréal
Inauguration : octobre 2019
Sculpture de bronze réalisée avec la technique du modèle perdu, aménagement paysager
Réalisé par : La Société des archives affectives (Fiona Annis, Véronique La Perrière M. et membre invité Nadia Myre)
Commissariat : Bureau d’art public de la ville de Montréal
Partenaires du projet : Atelier du bronze à Inverness, WAA Montréal, Agro Énergie, Clodet Beauparlant
Documentation photographique par Guy L’Heureux et Marc-Olivier Becotte

Situé au cœur de l’Île de Tio’tia:ke (aussi connu sous le nom de Montréal, Canada), le mont Royal est depuis des temps immémoriaux un lieu de rencontres, d’échanges et de recueillement. Des sépultures très anciennes, tout comme un cimetière contemporain, témoignent de la valeur sacrée de ce territoire. Au printemps 2018, le mont Royal accueille pour la première fois en un demi-siècle une nouvelle œuvre d’art permanente dans son paysage. Réalisée par trois artistes de différents horizons culturels, l’œuvre sculpturale L’Étreinte des temps donne voix à l’héritage de la montagne – elle évoque l’histoire du site et s’inspire de savoirs ancestraux. S’inspirant de la forme et des propriétés botaniques du saule, un ancien remède contre la douleur, L’Étreinte des temps invite le temps présent à s’enlacer à tous les hiers et les demains qu’il faut soigner et conserver.

Opuscule par Anne-Marie Proulx

Entrevue avec Éric Clément de La Presse


Film documentaire : L’Étreinte des Temps
Réalisation : Maxime Pelletier-Huot et la Société des archives affectives
En collaboration avec le Bureau d’art public de la Ville de Montréal
Première mondiale au Festival international du film sur l’art